Le diagnostic

Dès la naissance, les nourrissons doivent être immédiatement transférés dans un service de réanimation néonatale, sous assistance respiratoire, où ils restent jusqu’à ce que le diagnostic puisse être posé de façon certaine et définitive. Quelques cas ont été diagnostiqués plus tard, entre 15 mois et 2 ans. De très rares cas ont même été découverts à l’âge adulte.

Comment diagnostiquer le Syndrome d’Ondine ?

Avant d’avoir la possibilité de faire des tests génétiques pour confirmer qu’une personne était atteinte du Syndrome d’Ondine, le diagnostic était essentiellement celui d’exclusion. LE Syndrome d’Ondine était diagnostiquée en l’absence d’anomalies pulmonaires primaires, cardiaques, neuromusculaires ou causales du tronc cérébral.

Le test de référence pour diagnostiquer le Syndrome d’Ondine est le test génétique qui permet d’identifier les mutations du gène PHOX2B. Ce test est disponible depuis 2003. Il y a 23 paires de chromosomes (le matériel génétique dans chaque cellule) et le test trouve une anomalie (mutation) dans le chromosome numéro 4. La partie du chromosome où la mutation génétique existe est appelée PHOX2B .

Depuis 2007, les malades sont diagnostiqués par le centre de référence à Robert Debré (Paris) dans un délai d’une semaine, voire de 48 heures.

En quoi consiste le test génétique ?

Pour effectuer l’analyse du gène PHOX2B, un échantillon de sang doit être envoyé à l’un des laboratoires de génétique spécialisés. Ces tests doivent être effectués avec un médecin traitant afin que toutes les informations cliniques soient fournies.

Le test du gène PHOX2B est approprié pour :

  • Patient avec une suspicion d’avoir le Syndrome d’Ondine pour un diagnostic différentiel
  • Parents de la personne atteinte de la maladie (proband)
  • Les frères et sœurs de la personne atteinte de la maladie doivent être testés sur la base du statut génétique des parents du proband.
  • Si le parent de la personne atteinte de la maladie a aussi la marqueur génétique, alors le risque pour les frères et sœurs est de 50%.
  • Si le parent des frères et sœurs a une mosaïque somatique pour PHOX2B, alors le risque pour les frères et sœurs est de 50% ou moins

Les parents peuvent-ils porter la mutation génétique ?

La plupart des mutations se produisent de novo (alors qu’elles n’existaient pas déjà) dans le Syndrome d’Ondine, mais 5 à 10% sont héritées d’un parent en mosaïque généralement non affecté. Une distinction est nécessaire entre l’hérédité germinale et l’apparition somatique de la mutation PHOX2B.

Une pénétrance incomplète a été mise en évidence lorsque certaines mutations PHOX2B sont présentes dans toutes les cellules (y compris les cellules reproductrices de la lignée germinale) d’individus connus pour être indemnes. Ces dernières mutations PHOX2B (20/24, 20/25 et quelques NPARM), bien qu’asymptomatiques chez certains individus, peuvent être caractérisées par des effets phénotypiques plus légers ou variables chez les enfants atteints du Syndrome d’Ondine ou d’autres membres de la famille, respectivement.

En revanche, la mosaïque somatique, dûe à des mutations postzygotiques, a été signalé parmi un sous-ensemble de parents de cas typiques du Syndrome d’Ondine porteurs de polyalanine PHOX2B (PA).

Le Syndrome d’Ondine peut-il être diagnostiqué cliniquement ?

En l’absence d’un diagnostic génétique confirmé de Syndrome d’Ondine, un diagnostic clinique peut être posé. Un critère clinique pour un diagnostic du syndrome d’Ondine comprend la présence d’au moins 3 de ces 4 résultats médicaux :

  1. Insuffisance respiratoire chronique caractérisé par :
    • Rétention de CO2
    • Hypoxie
  2. Anomalie du contrôle central de la respiration
  3. L’absence de confirmation du diagnostic différentiel (diagnostic de la méthode d’exclusion): c’est-à-dire que les maladies pulmonaires métaboliques, neuromusculaires, chroniques et obstructives des voies respiratoires sont clairement exclues comme cause d’insuffisance respiratoire.
  4. Dysautonomie cliniquement confirmée